samedi 22 janvier 2011

Walking the walk.

Puisque la fashion week Automne-Hiver 2011 se rapproche à une vitesse conséquente et que mes espoirs concernant Mrs. Steiro augmentent plus qu'ils ne s’essoufflent (priez pour qu'elle défile le mois prochain!), il me semble de mise de faire un récapitulatif de la saison Automne-Hiver 2010 d'Iselin, la dernière fashion week à laquelle elle participa et qui s'avéra être plutôt satisfaisante pour une mannequin de son envergure, comme vous pouvez le constatez ci-dessous :

FW10 TOTAL: 21
FW10 MILAN/PARIS: 10
OPENED: | CLOSED:1

London:
---

Milan:
Blumarine
Gianfranco Ferré
N°21 - Alessandro Dell'Acqua
Prada

New York:
Alexander Wang
Anna Sui
Calvin Klein
Carolina Herrera
Michael Kors
Narciso Rodriguez
Proenza Schouler
Rag & Bone (C)
Reed Krakoff
Rodarte
The Row

Paris:
Chanel
Chloe
Hermes
Louis Vuitton
Miu Miu
Valentino

En effet, les modèles établies dans le métier n'ont plus besoin de défiler à tort et à travers pour tenter de se faire remarquer par les bonnes personnes et s'assurer une certaine stabilité dans l'industrie puisqu'il s'agit d'une prouesse (et je pèse mes mots ici) qu'elles ont déjà accomplie ; elles peuvent donc se laisser aller à être un peu plus élitiste et choisir les créateurs pour lesquels elles veulent travailler sans prendre le risque de compromettre leur carrière. Certains vont même jusqu'à quitter totalement les podiums, avec quelques rares exceptions ici et là, telles MariaCarla, Raquel ou Daria. Je ne serais pas déçue si c'est un jour la décision que prend Iselin à condition qu'elle apparaisse dans les magazines autant que ses consoeurs, que je viens de mentionner ; tandis que celles-ci sont pour le moins omniprésentes dans les magazines les plus prestigieux, Iselin reste tout de même à l'abri de la sur-exposition et n'a pas le même don d'ubiquité qu'elles, malheureusement - mais qu'importe, je digresse. Pour revenir au sujet principal de cet article, je vais tout simplement vous avouer qu'en mon humble avis, Iselin n'a pas été forcément gâtée en ce qui concerne les tenues qu'on lui a décernées ; était-ce parce que les collections n'étaient en général que très moyennes, ou parce que la malchance s'était abattue sur elle? Je pencherais pour la première suggestion, quoique je n'étofferai pas sur ceci par crainte de me laisser emporter dans des critiques enflammées et n'ayant rien à faire sur ce blog. Dans tous les cas, l'avantage de ce déclin de qualité est que les beaux vêtements réellement travaillés ressortent d'autant plus du lot et apparaissent comme d'autant plus désirables. En ce qui concerne Iselin, elle m'a particulièrement attiré l'oeil chez Chanel (comment résister à un sourire si espiègle?), N°21 Alessandro dell'Acqua et Reed Krakoff, où sa beauté naturelle m'achève, littéralement. A vous de modeler votre avis personnel en vous reportant aux images ci-dessous, qui constituent un récapitulatif complet des tenues qu'Iselin a porté au cours des différents défilés auxquels elle s'est montrée. Les noms des défilés s'affichent dans la barre de liens lorsque vous cliquez sur les photographies.



Et, pour clore ce post et perpétuer une tradition personnelle à laquelle je tiens (celle de résumer une saison entière de défilés à l'aide d'un seul et unique cliché) voici la photographie d'Iselin qui me vient à l'esprit dès que je pense Automne-Hiver 2010 :


Magistrale.

source : style.it

vendredi 21 janvier 2011

Take the days and the hours, throw them up in the air.

Lorsque la fashion week bat son plein, que les castings s'enchaînent, que vos cheveux subissent une bonne dizaine de traitements par jour et que votre visage se voit maquillé, démaquillé, encore et encore, quoi de mieux pour s'éloigner du chaos ambiant que de se laisser aller avec des copines mannequins qui, loin de se laisser influencer par le rythme trépidant auquel elles sont soumises, se laisse au contraire flotter à travers la vie? Iselin a définitivement adopter cette technique de relaxation apparemment, et à travers les photographies prises en coulisses de divers défilés à travers différentes saisons que j'ai recueillies, j'ai pu remarqué qu'elle avait un certain talent pour se lier avec des collègues à elle réputées pour leur originalité, leur sens de l'humour ou leur attitude nonchalante : ainsi, sa visible liste d'amies s'organise autour de noms tels Hanne Gaby Odiele, Freja Beha Erichsen ou Bianca Balti, entre autres.

Hanne Gaby & Iselin backstage at Anna Sui & Valentino F/W 2010

Hanne Gaby, c'est avant tout une manière de s'habiller inégalable, très originale et tout en faux fuyants. Off-duty, elle est également une personne plutôt exubérante, n'hésitant pas à jouer le jeu lorsque les photographes s'agitent autour d'elle en essayant poses extravagantes, jeux de regards effrontés ou tout simplement en affichant un sourire des plus sincères et éhontés. On s'imagine donc que pour se lier d'amitié avec elle, il est nécessaire de ne pas se prendre trop au sérieux et d'avoir une certaine propension à la rigolade...

Kasia Struss & Iselin backstage at Alexander Wang, Blumarine, Narcisco Rodriguez,

Prada, Rag & Bone F/W 2010 and Isabel Marant S/S 2010

Kasia est une mannequin polonaise qui a depuis bien longtemps gagné sa place dans mon top cinq en matière de mannequins. Emblème même du sérieux sur les podiums, soit pétillante soit sereine loin de ceux-ci, il est également possible de découvrir son sens de l'humour très humble et désinvolte à travers les diverses interviews ayant été conduites avec elle. Elle et Iselin ont récemment travaillé ensemble pour Vogue Espagna (éditorial auquel je consacrerai un article très prochainement), toutefois il semble qu'elles n'aient pas attendu cette occasion pour créer une certaine affinité... ainsi elles rient, commèrent, discutent ou posent ensemble dès que l'opportunité se présente, et une fois de plus, le fait qu'elles soient proches me laisse penser qu'Iselin doit être à même d'apprécier un trait de caractère tel la fantaisie, évident chez Kasia... j'en suis même arrivée à la conclusion qu'elle même en est peut-être dotée, qui sait?

Bianca Balti & Iselin backstage at Prada F/W 2010

Vous souhaitez vous même jauger l'humour de Bianca? CLIQUEZ et vous verrez. Les mots perdent tout relief lorsqu'une preuve animée des plus éloquentes est juste à portée de main, n'est-ce pas?

Freja & Iselin backstage at Calvin Klein F/W 2007

and Rag & Bone F/W 2010

Selon un vieil adage, il est crucial de garder le meilleur pour la fin ; bien que je préfère agir suivant de véritables raisons et non pas de simples proverbes réducteurs, je vais cette fois-ci faire une exception en vous présentant en dernier lieu le duo Freja & Iselin, celui pour lequel j'ai le plus d'affection, et ce pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, et j'ose supposer que vous l'avez compris vu le nombre de fois où je l'ai introduite dans mes articles, Freja est ma seconde mannequin favorite. De plus, cette dernière et Iselin ont collaboré un nombre incalculable de fois ensemble, et ont à chaque fois fait des merveilles. Enfin, je trouve qu'elles se ressemblent énormément, dans le sens où toutes deux sont souvent affublées du qualificatif androgyne et pourtant parviennent à osciller entre masculinité et féminité, élégance et simplicité avec énormément d'aisance. Elles sont également dotées d'un type de beauté similaire : corps longiligne, traits rudement définis et sourire irradiant, avant de partager la même nonchalance vis à vis de leur succès, de la superficialité ambiante qui les entoure, et de la pression qu'exerce le milieu de la mode sur l'essence d'un être : ce que cet être est réellement et que toutes les fioritures caractérisant la mode cherche à dénaturer en s'imposant à lui comme moyen unique et imparable de s'affirmer. Freja, tout comme Iselin, ont toujours arboré des tenues des plus basiques et naturelles, ce que je trouve extrêmement rafraîchissant (non, tout le monde n'est pas fasciné par les tenues clown-esques d'Anna dello Russo!), pour ne pas dire tenace.

Je suppose que je dois apparaître comme étant légèrement trop enthousiaste pour parvenir à dresser de telles conjectures à partir d'une poignée de clichés pris ça et là, ou peut-être un peu trop idéaliste? Peut-être le suis-je. Peut-être vais-je un peu trop loin dans mes investigations et conclusions, mais après tout, je n'ai jamais prétendu être une source d'informations encyclopédique et froide, objective et déshumanisée. J'aime supposer, analyser, décortiquer, disséquer, me questionner, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Iselin m'inspire suffisamment pour me permettre de m'adonner à tous ces plaisirs à un point ou à un autre, ce qui est une preuve concrète de l'aura de mystère qui l'entoure elle et son travail. Comment se lasser d'une mannequin étant à l'origine de tant de raisonnements et de stimulation intellectuels? Je ne me le suis jamais demandé, car il ne m'est jamais venu à l'idée que je pourrais un jour ne plus m'intéresser à elle.

sources : fashionmag.fr ; headpress ; style.it ; thecelebritycity.com

mercredi 19 janvier 2011

L'hiver avant l'hiver.

J'ai été inspirée par la sortie du nouveau numéro Collections de Vogue Paris et saute donc sur l'occasion de poster l'éditorial publié dans celui de la saison dernière, photographié par David Sims et duquel Iselin faisait bien évidemment partie. Elle y était également entourée par Freja, Aline, Daria, Joan, Monika, Crystal et Frida.






J'aime en général énormément ce genre de séries de photographies longues, prises et en studio et au milieu de divers paysages, car elles permettent aux mannequins de déployer tout leur talent d'actrice et leur polyvalence. En effet, celles-ci doivent s'adapter aux différentes marques auxquelles qu'elles sont demandées d'incarner le temps d'un cliché, elles ont également l'opportunité de varier leurs poses et expressions afin de transmettre des émotions variées suivant les tenues qu'elles portent et les endroits où elles ont été photographiées ; bref, c'est une occasion en or pour elles de révéler le caméléon qui se tapit en elles (ou pas), tout en pimentant l'ensemble pour nous faire oublier la tentation de passer des pages - car oui, prendre le temps de scruter 68 photographies si chacune d'entre elles se ressemblent n'est pas forcément le passe-temps le plus distrayant au monde.

Pour être sincère cependant, je dois avouer ressentir des sentiments relativement mitigés vis à vis de la performance d'Iselin. Elle qui peut si savamment alterner entre énergie débordante et quiétude solennelle ; pureté candide et férocité imposante ; élégance désinvolte et flamboyance m'as-tu-vu semble tout simplement lasse ici, et ce tout le long de l'éditorial. Elle n'apparaît pas comme avoir fait de gros efforts d'expressivité et se tient juste devant l'objectif, parfois esquissant de jolies poses délicates, à la valeur quelque peu introspective, comme sur les clichés cinq, sept et neuf - ce qui reste insuffisant pour me faire me répandre en éloges ininterrompues. Dans ce cas également, tous les critères ont intérêt à être pris en compte et analysés - le manque de versatilité d'Iselin à travers ces photographies est-elle due aux instructions qu'elle fut donnée par le photographe ou à son manque de motivation à elle? Personnellement - et un peu malgré moi - je pencherais vers la seconde position. En effet, en me replongeant dans ses collaborations passées avec David Sims et en étant attentive aux autres images de cet éditorial, je me suis rendue compte que ce dernier tend souvent à pousser ses modèles au maximum de leur capacités et à leur permettre d'asperger la caméra d'énergies diverses et nombreuses ; en gros, ils ne les cantonnent pas à un rôle unique mais leur offre la totale liberté d'alterner entre différents personnages.

Si mes mots ne vous parlent pas, voici en images ce que j'attendais de la part d'Iselin et ce dont elle est amplement capable :

Freja par David Sims dans "Mode Mode Mode" - Septembre 2005 

Freja par David Sims dans "L'hiver avant l'hiver" - Septembre 2010

Et puisque tout bien considéré, il est inutile de s'éterniser sur le passé (à quoi bon ce blog me diriez-vous? moi-même il m'arrive de me le demander...), il n'y a plus qu'à espérer que le prochain éditorial Collections sous les commandes d'Emmanuelle Alt laissera Iselin apparaître et nous la dépeindra comme fidèle à elle-même, c'est à dire faisant étalage de son talent incommensurable sans aucune retenue! En attendant, je vais vous gâter et offrir à vos yeux un avant-goût des petites merveilles photographiées par Mario Sorrenti qui se cachent au sein des pages du numéro de ce mois-ci, et qui sont dignes d'être qualifiées d'oeuvres d'art :

Natasha - Sasha - Freja

Natasha - Freja - Daphne & Saskia

Daphne & Saskia - Daphne - Joan

source : scanned by me ; scanned by Kanna @ tFS